Danielle | Allemagne
Imagination ou réalité?
Il y a des moments où Dieu nous réconforte d’une manière que nous n’aurions jamais imaginée. Pour moi, ce réconfort est arrivé sous une forme aussi simple qu’inattendue : une petite abeille appelée Joy.
Il y a un an de cela…
Pratiquement jour pour jour,
j’ai expérimenté le réconfort de mon Père
d’une manière tellement surnaturelle
qu’il m’arrive encore aujourd’hui de me demander
si c’était réel
ou bien le fruit de mon imagination.
Mais je sais que ce que j’ai vécu était réel.
Ma sœur était venue passer quelques jours avec moi.
C’était un séjour magique.
Dans une simplicité totale,
mais combien rempli
de la présence de notre Père céleste.
Durant les cinq jours que nous avons passés ensemble,
toutes nos conversations tournaient pratiquement
autour de Lui.
Nous parlions de ce que Dieu faisait dans nos vies.
De Sa création.
De Ses merveilles.
Mon cœur était dans l’allégresse.
Et dans la reconnaissance
pour ces moments passés avec ma sœur.
Car même si nous nous parlons presque tous les jours,
nous n’avons pas toujours l’opportunité
de nous voir régulièrement,
puisque nous n’habitons pas le même pays.
Durant son séjour,
nous avons passé la majeure partie de notre temps
dans la cuisine.
Avec mon état de santé qui déclinait un peu plus chaque jour,
il m’était devenu impossible de préparer les repas.
Donc nous étions dans la cuisine.
Elle préparait les repas afin de remplir mon congélateur
de plats que je n’aurais plus qu’à réchauffer.
Et moi,
je lui tenais compagnie.
Je lui parlais de Dieu.
De la manière dont je Le découvrais
à travers les livres du Dr. Rebecca Brown que je lisais
à cette époque.
Je lui disais comment, à travers ses livres,
Dieu devenait de plus en plus réel pour moi.
Comme si je Le découvrais autrement.
Comme si Sa présence
devenait presque tangible.
Au fil de nos échanges,
nous en sommes arrivées à parler des anges.
Je lui parlais aussi d’un passage du livre du Dr. Rebecca Brown,
Les merveilles de Dieu – volume 1,
dans lequel elle raconte une période de sa vie
où le Seigneur lui avait permis de rencontrer des anges.
Durant cette saison,
elle raconte avoir eu plusieurs échanges avec les anges,
notamment son ange gardien et l’archange Michaël.
Elle disait qu’un des anges lui avait confié que
les anges peuvent demander à Dieu
de devenir le protecteur d’un enfant dès sa naissance,
en fonction de la mission que Dieu lui a destinée
dans Son royaume.
Un jour,
alors qu’elle échangeait avec l’archange Michaël,
un souvenir de son enfance lui revint à l’esprit.
À l’âge de cinq ans,
elle avait dû quitter l’école plus tôt parce qu’elle avait la varicelle.
L’école se trouvait à environ un kilomètre de chez elle.
À cette époque,
elle n’avait encore jamais parcouru seule ce chemin à pied
sans être accompagnée de son frère aîné.
Elle resta donc devant l’école,
en larmes et inquiète à l’idée de rentrer seule.
C’est alors qu’un grand chien noir,
ressemblant à un labrador, s’approcha d’elle.
Comme elle aimait beaucoup les animaux,
elle se sentit rapidement en confiance
et le prit dans ses bras.
Elle resta un moment blottie contre lui,
jusqu’à ce qu’elle retrouve son calme.
Le chien resta près d’elle,
puis l’accompagna tranquillement sur le chemin du retour.
Il marcha à ses côtés
jusqu’à ce qu’ils arrivent devant sa maison.
Une fois arrivée, le chien n’était plus là.
Sa mère, étonnée de la voir rentrer seule
à cette heure de l’après-midi,
lui demanda ce qui s’était passé.
Elle lui raconta alors sa rencontre avec ce chien
et le fait qu’il l’avait accompagnée jusque chez elle.
Sa mère sortit ensuite pour essayer de retrouver l’animal,
mais elle ne le trouva pas.
Elle lui dit alors qu’elle se demandait
si ce chien n’avait pas été un ange envoyé pour la protéger.
Lorsque Rebecca se souvint de cet épisode,
elle en parla donc à l’archange Michaël
et lui demanda ce qu’il en pensait.
Il lui répondit que le chien
qu’elle avait rencontré ce jour-là, c’était lui.
Et il a continué en expliquant que Dieu savait
qu’elle aimait les animaux
et qu’elle n’aurait pas peur d’un chien.
Il a ainsi pu l’accompagner sur le chemin du retour
et la protéger à ce moment-là.
Rebecca termine ce récit en soulignant
que les anges peuvent se manifester d’une manière
que l’on n’aurait pas forcément imaginée.
C’est pourquoi les Écritures disent :
« Persévérez dans l’amour fraternel.
N’oubliez pas l’hospitalité; car, en l’exerçant,
quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir. »
— Hébreux 13:1-2 (LSG)
J’ai parlé des anges à ma sœur
le premier jour où nous étions à la cuisine.
Le lendemain,
nous étions de nouveau dans la cuisine,
continuant à cuisiner
et à parler de Dieu.
Puis…
une abeille est entrée dans la cuisine.
Nous avons essayé de la faire sortir.
Sans succès.
Elle faisait ses allers-retours
entre la cuisine et le jardin.
Elle allait et venait comme elle voulait,
sans nous embêter.
Alors nous l’avons laissée tranquille.
Le troisième jour,
l’abeille est revenue.
Nous avons supposé qu’elle était attirée
par la même bouteille que la veille.
Car elle est allée directement
au même endroit où elle s’était posée la veille.
J’ai dit à ma sœur
que c’était trop étrange.
Et elle m’a répondu en plaisantant :
« Qui sait…
c’est peut-être ton ange gardien. »
Et nous avons éclaté de rire.
Car nous nous sommes souvenues
de la conversation d’il y avait deux jours
au sujet des anges.
L’abeille est revenue le quatrième jour.
Et là,
ma sœur m’a dit sérieusement :
« C’est ton ange gardien ! »
J’ai ri.
Et j’ai répondu :
« Ce serait tellement bien,
si c’était le cas. »
Le cinquième jour…
ma sœur repartait dans la matinée.
Donc nous n’avions pas ouvert pour aérer,
car je voulais me recoucher après son départ.
Lorsqu’elle est sortie de la maison,
je me suis mise à la fenêtre de ma chambre.
Je l’ai regardée s’en aller.
Et soudain…
une vague de tristesse m’a submergée.
Je me suis retrouvée
dans une grosse crise de larmes.
J’ai refermé ma fenêtre.
Et je suis sortie de ma chambre
afin de me rendre aux toilettes.
Toujours en larmes,
je disais au Seigneur
combien j’aurais aimé sortir de ma maison
pour accompagner ma sœur
au moins jusqu’à la gare.
Je Lui disais combien elle me manquait déjà,
alors qu’elle venait à peine de sortir de chez moi.
En même temps,
je déclarais les paroles de joie du Seigneur,
pour lutter contre cette tristesse,
pour ne pas la laisser m’engloutir.
Et au milieu de cette détresse,
alors que je criais à mon Père,
je l’ai entendu.
Un bourdonnement.
Ce bourdonnement si familier.
Je me suis écriée :
« Mon ange gardien ! »
J’ai éclaté de rire
au milieu de mes larmes.
Un rire pur.
J’ai eu le sentiment
que Dieu venait à travers elle me dire :
« Tu n’es pas seule. »
Je me suis rendue à la cuisine.
Et l’abeille était là.
Le bourdonnement si familier
résonnait dans la maison.
C’était le même bourdonnement
que j’avais écouté ces quatre derniers jours.
Et cela m’a tellement réconfortée
et rassurée
de voir et d’entendre cette abeille.
Je suis restée longtemps assise dans la cuisine.
Juste à regarder l’abeille.
Et à sourire bêtement.
J’avais un sourire tellement béat sur mon visage
qui contrastait totalement
avec la tristesse et la solitude
que je ressentais quelques moments plus tôt.
Alors j’ai décidé que j’allais l’appeler :
« Joy »
en raison de la joie
que sa simple présence me procurait.
Puis j’ai fini par ouvrir la porte donnant sur le balcon
pour la laisser partir,
car je ne pouvais pas la garder indéfiniment
enfermée avec moi.
Mais après son départ,
une question m’est venue à l’esprit :
Comment était-elle entrée ?
Toutes les fenêtres étaient fermées.
La porte aussi.
Peut-être n’était-elle tout simplement pas sortie
la veille au soir ?
Je ne savais pas.
Mais cette question est restée dans un coin de ma tête.
Quelques heures plus tard,
après avoir prié et suivi mon culte en ligne,
car c’était un dimanche,
je suis retournée dans la cuisine.
J’ai ouvert les fenêtres
et la porte donnant sur le balcon à nouveau.
Puis je me suis assise.
Et j’ai prié.
J’ai demandé au Seigneur
de m’envoyer Joy à nouveau,
car je trouvais la maison trop calme
et me sentais seule.
Quelques minutes plus tard…
Elle est arrivée.
En bourdonnant.
Et cette joie.
Ce bonheur.
Ce réconfort…
Tout ce que j’ai ressenti en la voyant
était tout simplement extraordinaire.
Elle est restée un bon moment avec moi.
Et nous avons discuté.
Lol. 
J’ai parlé,
mais je ne sais pas si elle m’a répondu,
car je ne comprends pas son langage.
Lorsqu’elle est repartie,
je n’ai pas cessé de rendre grâce au Seigneur,
et de Le louer.
Et je Lui disais :
« Si je raconte cette histoire aux gens,
ils penseront sans doute que je suis folle.
Mais j’ai une sensibilité particulière pour Ta création
depuis que je lis les livres de Rebecca Brown,
particulièrement Les merveilles de Dieu, volumes 1 & 2.
Je ressens une connexion avec elle,
car je sais que Tu aimes toute Ta création
et toutes Tes créatures. »
Puis je Lui ai demandé :
« Papa,
est-ce que j’ai imaginé ce que j’ai ressenti ?
C’est bien Toi qui m’as envoyé Joy ? »
J’ai continué en Lui disant
que je sais qu’Il aime se glorifier dans les petites choses.
De plus,
à de nombreux endroits, Sa Parole nous montre
comment Il prend soin de Sa création
et comment Il interagit avec nous à travers elle.
L’histoire de Rebecca dans son enfance
m’est aussi revenue à l’esprit.
Dieu l’avait protégée à travers un chien.
Alors je me suis dit :
Pourquoi serait-il impossible
qu’Il m’apporte du réconfort à travers une abeille ?
Et donc,
apporter du réconfort à travers une petite et simple abeille
peut sembler tellement insolite.
Et pourtant…
c’est possible.
Surnaturel, certes.
Mais tout aussi réel.
Le lendemain,
après ma prière du matin
dans laquelle j’avais demandé à mon Père
de m’envoyer Joy à nouveau,
je me suis installée dans la cuisine
avec une tasse de thé,
fenêtres et porte ouvertes.
Quelques minutes plus tard…
Joy arrivait.
Elle m’apportait toujours
cette joie
et ce réconfort.
Le jour d’après,
le même scénario s’est reproduit.
C’était devenu clair pour moi
que ce n’était pas une coïncidence.
Et que Joy venait chaque matin
en réponse à ma prière.
Je croyais que c’était mon Père céleste
qui m’envoyait Joy chaque jour.
Mais il y avait cette voix en moi qui me disait
que ce n’était que mon imagination,
que je me faisais des films,
etc.
Puis cette nuit-là…
Papa m’a donné un rêve saisissant.
Un rêve qui m’a émerveillée
et rendue muette devant Lui.
Sa grandeur.
Sa majesté.
Sa souveraineté.
Dans ce rêve,
j’ai vu le Seigneur Jésus connecté
à toute la création
et à toutes les créatures.
Il y avait un nombre indéfini
de fils lumineux qui partaient de Lui
et étaient reliés à chaque élément
de la création.
Sa puissance s’écoulait de façon continue
de Lui vers Sa création,
vers chaque être de Sa création.
C’était tellement magnifique.
Et saisissant.
La lumière qui L’enveloppait
et l’éclat lumineux qui entrait dans la création
à travers les points de connexion
avaient quelque chose de pur.
De magique.
De surnaturel.
Pour moi,
ce rêve était tout simplement la confirmation
de la conviction que je ressentais dans mon cœur.
Joy était envoyée par mon Père.
Joy était mon ange gardien.
Joy était la réponse à ma prière.
Joy était le moyen que
mon Père avait choisi
pour m’apporter du réconfort.
Joy m’a tenue compagnie
chaque jour de cette semaine-là.
Nous avions notre routine.
Chaque matin,
dans ma prière,
je demandais à mon Père de m’envoyer Joy.
Et après la prière,
je m’installais dans ma cuisine,
fenêtres et porte ouvertes,
avec une tasse de thé.
Puis,
quelques minutes plus tard…
Joy arrivait.
Avec son familier bourdonnement.
Et cette même joie,
ce même réconfort
que j’avais ressentis le premier matin
m’inondaient à nouveau.
Nous discutions pendant longtemps.
Même si je ne comprenais pas ce qu’elle disait. 
Mais nous passions de merveilleux moments ensemble.
Des moments durant lesquels
je ne cessais de rendre grâce à Dieu
pour ce miracle.
Ce miracle tellement incroyable.
Et surnaturel.
« Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre,
les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités.
Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses,
et toutes choses subsistent en lui. »
— Colossiens 1:16-17 (LSG)
✦ Danielle | Allemagne ✦
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